Alamar 
de Pedro Gonzalez-Rubio

Mexique | 2010 | 1h10 | VOSTF | Dès 10 ans
 
Durant les vacances, le petit Nathan retrouve son père au Mexique pour quelques jours. Tous deux embarquent en pleine mer destination Banco Chinchorro, l’une des plus grandes barrières de corail de la planète. Dans ce cadre idyllique, un lien complice se resserre entre le père et son fils. Un beau voyage écologique ! 

Alamar ! Et déjà résonne en nous l’appel de la mer, à l’image de l’affiche bleutée, ouverte sur cette immensité marine, où le ciel enlace un père et son enfant, dans une harmonie presque céleste. C’est aussi la mère, celle qui est présente mais lointaine. Cette mère qui confie son enfant à son père le temps d’un été, le temps de l’amour et de la filiation.

Comment ne pas être profondément touché par cette histoire intemporelle qui nous rappelle les fondements de notre humanité ? Nous cheminons avec cet enfant dans l’apprentissage des gestes de la vie, dans une attention soutenue et une constante découverte. Natan est né d’un couple qui s’est aimé et qui vit désormais séparé, sur deux continents différents, avec des modes de vies opposés.
Jorge, le temps d’un été, transmettra à son fils les gestes immémoriaux que tout pêcheur respectueux de la nature porte en lui. Isolés dans leur maison sur pilotis, au coeur d’une barrière de corail dans le Golf du Mexique, nous partageons avec eux une intimité à la frontière entre documentaire et fiction. 

Tourné en vidéo numérique, le cinéaste réussit à faire de la vie quotidienne une histoire qui touche à l’universel. Au plus près de cette évolution en marche, nous sommes touchés de voir comment Natan apprivoise ce monde, et par-là même, grandit sous nos yeux, le temps d’un été. Tout est fragile et essentiel, et le petit homme, qui représente en fait toute l’humanité en nous, nous montre combien nous avons aussi à grandir.

Quel magnifique et apaisant récit de la vie !

Benshi.fr