L'enfant et le 7e art : Bilan 2011

le festival fêtait son 18ème anniversaire!

Chaque année, le choix des films pour la prochaine édition du festival suscite des doutes "L'homme qui doute est un sage !" la sélection va-t-elle intéresser d'abord les enfants, mais aussi leurs enseignants?
Quelle perception auront-ils par rapport à notre regard d'adulte?
Et cette année a été exceptionnelle… Normal, le festival atteignait sa majorité ! et le public n'a jamais été aussi nombreux et a même battu le record des entrées depuis le 1er festival en 1993, avec près de 40 000 entrées dans les 22 cinémas participant à l'opération…
Seine et Marne, le cœur du festival, mais aussi Yvelines et Essonne (avec un nouveau cinéma le Buxy à Boussy-Saint-Antoine).

Kérity a rempli les salles…



C'est Kérity et la maison des contes qui a attiré le plus de spectateurs. Ce dessin animé plein de poésie a trouvé une résonnance particulière, même chez les plus petits ne sachant pas encore lire, en donnant corps aux personnages des livres de contes menacés de disparition et sauvés in extremis, par le pouvoir magique des mots…
Perdu ? Retrouvé ! trois courts-métrages qui n'étaient pas perdus pour tout le monde, puisque beaucoup de très petits, dont c'était la première au cinéma, s'y sont fort bien retrouvés…
Swing et sa romance entre un garçon timide et une jeune manouche malicieuse a fait souffler un air de liberté et de joie de vivre en ces temps parfois troublés par l'intolérance. Dans certaines séances, des enfants manouches scolarisés étaient fiers que l'on mette l'accent sur leur culture et cela donnait lieu à des échanges enrichissants.
Capelitole champignon magique venu d'Espagne, enchanta les petits avec ses multiples transformations. Pâte à modeler et décors à monter, distribués à chaque séance permettaient aux enfants d'imaginer leur propre Capelito.
Ma petite planète chérie, en neuf courts métrages, a sensibilisé les enfants sur la nécessité de protéger la terre, en leur indiquant quelques pistes à suivre…
Goshu le violoncelliste était une belle approche de la musique classique (Beethoven en particulier), et de son difficile apprentissage associant rigueur, mais aussi empathie avec les autres.
C'est avec émotion que les enfants ont fait la connaissance de Mirco, un enfant devenu aveugle, dans Rouge comme le ciel, adapté de l'histoire vraie de Mirco Mencacci, talentueux ingénieur du son italien, qui sût donner un sens à son handicap !
Les seigneurs de la mer a été le documentaire le plus vu du festival. Il a permis au jeune public de briser le mythe du requin mangeur d'hommes et de rétablir la vérité sur cette espèce en voie de disparition, dont l'extinction risque de nous faire disparaître à notre tour.
La ressortie de Yoyo de Pierre Etaix fut l'occasion de redécouvrir un classique incontournable, devenu invisible pendant longtemps. Bien que le noir et blanc rebute à priori les enfants, certains ont cru voir de la couleur (notamment l'éléphant, bleu !). Comme quoi et comme le souligne Pierre Etaix lui-même, le noir et blanc stimule l'imagination…
Bébés a eu le mérite d'ouvrir le documentaire à des classes d'âge très variées. Les enfants de maternelle comme les lycéens ont ri et parfois frémi devant ces petites tranches de vie de nourrissons des 4 coins du monde.
Coréen et en VO, Une vie toute neuve a beaucoup ému le public avec le visage inoubliable de la petite Jinhee, enfant abandonnée se rebellant contre son sort.
Ici aussi, c'est l'adaptation de l'histoire vécue de la réalisatrice coréenne, Oumie Lecomte.
D'une créativité débordante et d'un humour dévastateur, le film d'animation belge Panique au village a attiré peu de monde, mais certaines classes jury l'ont cependant adoré et choisi !
Enfin, Ce n'est qu'un début, documentaire sur la création d'un atelier de philosophie dans une classe de maternelle de Seine-et-Marne ouvrait d'intéressantes pistes de réflexion avec les tout-petits.



Une fois de plus, enfants et enseignants ont été au rendez-vous et ont fait honneur à la programmation, c'est pour le festival, la plus belle des récompenses.

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