Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary
de Rémi Chayé

France/Danemark | 2020 | 1h22 | VF | Dès 7 ans


Cristal du long-métrage 2020 au Festival d’Annecy. 

1863, dans un convoi qui progresse vers l’Ouest avec l’espoir d’une vie meilleure, le père de Martha Jane se blesse. C’est elle qui doit conduire le chariot familial et soigner les chevaux. L’apprentissage est rude et pourtant Martha Jane ne s’est jamais sentie aussi libre, et n’hésites pas à enfreindre certaine règle. Accusé de vol, Martha est obligé de fuir. Habillée en garçon, à la recherche des preuves de son innocence, elle découvre un monde en construction où sa personnalité unique va s’affirmer. 

« Un récit d’émancipation à l’esthétique remarquable »

 

Cristal du meilleur film au Festival d’Annecy 2020, « Calamity, une enfance de Martha Jane Cannary » nous propose de suivre le parcours de Martha, future Calamity Jane, remettant en question, à l’époque de la conquête de l’Ouest et de la fièvre de l’or, le rôle assigné d’avance à la femme : laver le linge, faire la cuisine, assurer la cueillette, aller chercher l’eau, s’habiller en robe… S’entraînant à conduire le chariot familial, à lancer le lasso ou à monter à cheval, cette adolescente téméraire subit naturellement l’animosité des hommes du convoi, comme des femmes, jusqu’à être exclue et traitée de voleuse. Là commencera la vraie aventure, alors qu’elle tentera de prouver sa bonne foi.

Graphiquement l’approche du Far West est très réussie. Rémi Chayé reprend les codes qui faisaient déjà le charme de son premier film (le sublime « Tout en haut du monde ») avec absence de trait de contour et multiples nuances et ombrages apportés par des aplats de couleurs. Permettant de mettre en avant la beauté de cette nature encore vierge, son travail met en valeur autant les paysages de plaine, les lueurs des feux de camps, que l’ondulation des herbes de la prairie. Doté d’un vrai sens de l’aventure et d’un rythme soutenu, ce récit d’émancipation féminine devrait faire le bonheur des enfants et adolescents durant les vacances scolaires de la Toussaint.

Source : Olivier Bachelard – Abusdecine.com