Principes de base : Lumière et vision
| La Lumière | ||
La lumière contient les couleurs, les objets se contentent de les réfléchir. |
La lumière est à la base de toute vision, c'est elle qui (se) réfléchit, module, sculpte, met en valeur ou cache… C'est elle aussi qui contient les couleurs et les formes, les objets se contentent de les réfléchir ou de les absorber. Nous verrons aussi que la caméra, n'est pas que l'œil du réalisateur au sens figuré, technologiquement aussi, elle est très proche du fonctionnement de l'œil… Donc, commençons par les bases ! Composition de la lumière Principe de la synthèse additive Caractéristiques de la lumière 2 Le contraste : écart de luminosité entre les hautes et les basses lumières. Dur avec de fortes ombres (soleil d'été à midi avec ciel dégagé, spot direct…) ou doux et diffus (levé du jour, ciel couvert, éclairage indirect avec réflecteurs…). Techniquement, le contraste peut se mesurer au posemètre (zone system) mais pour la prise de vue, l'expérience est le meilleur juge… 2 La température de couleur, plus ou moins « chaude » (jaunâtre) ou « froide » (bleutée). Ce mesure à l'aide d'un thermocolorimètre en degrés Kelvin (spectre lumineux émit par un corps noir chauffé à différentes températures). Comme il n'existe que 2 types de film argentique : lumière du jour (daylight) étalonné pour 5600° K, et lumière artificielle (tungstène) à 3200°K, il est parfois nécessaire, d'utiliser des filtres correcteurs pour les adapter à certaines sources : |
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| La vision humaine | ||
Principe de fonctionement :
Cette fabuleuse faculté d'adaptation de l'œil à la lumière n'est hélas, que très partiellement partagée par les caméras et les surfaces sensibles. Si l'objectif possède bien un diaphragme capable de moduler la lumière, il est assez limité dans son champ d'action et la surface sensible, elle, n'est pas capable d'amplifier le signal qu'elle reçoit. Filmer en intérieur, en lumière ambiante, ou passer brusquement d'un éclairage à l'autre, reste encore un problème. Si l'image physique formée sur la rétine, est transmise au cerveau sous forme de messages codés, c'est le cerveau qui analyse ces signaux et nous donne une « interprétation » de l'objet regardé. Cette interprétation peut parfois être ambiguë. Ces « erreurs » d'interprétation sont, ce que l'on nomme, des illusions d'optique… Celle qui nous intéresse le plus pour le cinéma est la persistance rétinienne : Lorsque nous regardons un objet, son image se forme sur la rétine et met une fraction de seconde à disparaître. |
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