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Principes de base : Caméra et film

  La caméra  
 

Une caméra est un système d'enregistrement d'images, sur une surface sensible à la lumière. Les caméras de cinéma peuvent avoir des apparences différentes, mais fonctionnent sur le même principe :

  • Une partie optique, qui permet la formation d'une image enregistrable ; c'est un peu « l'œil » de la caméra.
  • Une partie mécanique et aujourd'hui, électronique (le corps de la caméra) qui permet l'exposition des images.
  • Et la partie enregistrement, qui permet de conserver les images ; c'est un peu la « mémoire » de la caméra.

Caméra argentique
Les éléments essentiels d'une caméra pour film argentique sont :
 – l'objectif,
 – l'obturateur,
 – le couloir
 – le mécanisme d'entraînement (griffe/contre-griffe)
 – le système de visée
 – 
le magasin
 – 
le moteur

Le corps de caméra est un compartiment étanche à la lumière, qui ne peut passer, que par l'objectif qui projette l'image au niveau de la fenêtre. Le couloir, d'une grande précision d'usinage, sert de guide au défilement du film. Le mécanisme de mouvement intermittent, permet, dès que le film est immobilisé, que l' obturateur s'ouvre et laisse passer la lumière qui impressionne le film. Après cette phase d'exposition, l'obturateur cache à nouveau la lumière et le film peut avancer de la longueur requise pour une nouvelle exposition (c'est la phase d'escamotage). Cette avance intermittente est assurée grâce au mécanisme de la griffe, qui constitua un des apports majeurs des frères Lumière à l'invention du cinéma.

Le magasin contient la pellicule. Il est coplanaire (en ligne), ou coaxial. Il y a un compartiment débiteur et un récepteur. Pour transformer le mouvement saccadé de la pellicule en mouvement continu, on fixe une longueur de pellicule sous la forme d'une boucle, grâce à un tambour denté (ou 2, selon les modèles). La visée réflex permet de voir, grâce à un jeu de miroirs et de prismes, directement à travers l'objectif. Un moteur électrique permet aujourd'hui l'entraînement du film à vitesse variable. Le son est enregistré séparément sur un magnétophone numérique.

Caméra numérique :
La principale différence d'une caméra numérique avec une argentique est sa surface photosensible et sa technique de stockage des images. Dans une caméra argentique le film fait office des 2 ; Il est sensible à la lumière et enregistre les images. En numérique, les rayons lumineux de la scène filmée passent aussi au travers de objectif, mais viennent impressionner un capteur photosensible (CCD ou CMOS) qui transmet alors les données à un système d'enregistrement numérique (disque dur, cassette DV, disque optique…). Libérée des contraintes mécaniques et de la photochimie, le numérique permet de juger du résultat instantanément, de faire des copies de plusieurs génération sans perte de qualité et de projeter un film des milliers de fois sans aucunes usure.. Les premiers films tournés en numérique, étaient certes, d'une qualité moindre. Mais l'évolution technologique aidant, et son coût d'exploitation baissant, ce n'est qu'une question d'années pour que la caméra et le cinéma numérique, s'imposent comme standard.
 

 

 

Mécanisme caméra

Principe du fonctionnement d'une caméra film

 

 

Cméra ChaplinChaplin et sa Bell & Howell Model 2709

 

 

Red One
Le nouveau standard numérique 4K utilisé
par la caméra RedOne permet de filmer
en 4096×2304 pixels à 60 im/s.

  La surface sensible  
 

La surface sensible, pour films de prise de vue noir et blanc (cinéma ou photo) est composée d'une émulsion aux sels d'argents en suspension dans une couche de gélatine (de bœuf). Pour obtenir de la couleur, on utilise 3 couches noir et blanc, sensibilisées chromatiquement aux 3 couleurs primaires, rouge, vert, bleu (RVB). C'est au développement chromogéne que seront associés des couleurs à chaque couche.

Les différents formats de films
Depuis 1900, Edison et les frères Lumière, le film 35 mm perforé fut le format de prédilection du cinéma professionnel, avec cependant une percée, dans les années 60, du 16 mm, (coût et portabilité du matériel) pour les documentaires et la télévision. Le super 8 eut son heure de gloire auprès d'un large public amateur, mais la taille restreinte du film et la qualité approximative des caméras grand public, ne donnèrent pas une production de qualité. Aujourd'hui la vidéo a supplanté le 16 mm et le super 8, aussi bien au niveau amateur que professionnel.

Les formats 35 mm:
En cinéma professionnel, la bande fait 35mm de large et présente 2 rangées de perforations à raison de 4 perforations par image.Le format d'une image est défini par le rapport entre la largeur et la hauteur projetées sur l'écran. A l’époque du muet, toute la surface de l’émulsion était utilisée entre les deux rangées de perforations. Le photogramme, (image rectangulaire enregistrée) avait une dimension de 18mm de haut sur 24mm de large. Soit un rapport de 1.33

  • Format standard : 1.37
  • Formats panoramiques 1,66 et 1.85
  • Format avec anamorphose (scope) 2.39
    Lors du tournage l'image est compressée dans sa largeur par un objectif spécial anamorphoseur. À la projection, un autre objectif anamorphoseur restitura l'image dans les bonnes proportions.

Le cinéma parlant apparaît à la fin des années 1920. Le principe utilisé est l’enregistrement du son sous forme optique sur le même support que l’image. Une marge sonore de 2 mm a donc été dégagée sur le coté gauche et de ce fait la surface dédiée à l’image a été réduite.

Le support film :
Aux débuts du cinéma, (et jusqu'en 1951) le film sensible était couché sur un support en nitrate (très inflammable). Puis le triacétate (moins inflammable mais vieillissant mal) fit son apparition. Le polyester, enfin (beaucoup plus résistant) est depuis 1985 le support de choix pour la pellicule cinéma.

Le développement :
Le développement et la duplication des films cinéma est un processus délicat à maîtriser et seulement pratiqué par quelques laboratoires dans le monde. Au cours des années, le procédé à été grandement automatisé et simplifié. Le traitement Kodak négatif ECN-2, par exemple, comprends trois étapes principales :
• Le développement chromogène qui révéle l'image latente et associe les couleurs aux 3 couches RVB.
• 
Le blanchiment qui va effacer les couches argentiques noir et blanc et ne garder que les colorants des couches couleurs.
• Le fixateur qui va dissoudre l'argent blanchi et stabiliser l'image dans le temps.
Bien sûr, il y a différents bains intermédiaires, (pré-mouillage, rinçages…) et le lavage et séchage final.

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Film 35 mm vierge
Film 35 mm vierge avec sa couche
anti-hallo caractéristique

Bobine 35 mm
Bobine 35 mm


Format films
Les principaux formats de films

Developpeuse ECN2
Developpeuse à films Calder ECN-2

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