Le coureur 
de Amir Naderi 

Iran | 1985 | 94 minutes | VOSTF | 8+
 
Amiro, jeune garçon vivant seul sur les bords du Golf persique, a très tôt appris à survivre. Rêvant de nouveaux horizons, il aimerait savoir où vont ces avions et cargos qu’il voit autour de lui. Il veut réussir et sait qu’il doit lutter et surtout courir. Pour lui deux sortes de courses, l’une qui lui sert à gagner sa vie, et l’autre, spirituelle, à se former.  Un superbe film à redécouvrir. 

“C’est un enfant qui court. Il court pour échapper à des dangers. Il court pour obtenir une position avantageuse. Il court pour gagner une compétition avec ses copains. Il court pour s’approcher plus vite de cet avion qui le fascine, pour rivaliser avec ce train qu’il ne prendra pas. Il court de joie, il court de vie..

Amiro ramasse des bouteilles vides, cire les chaussures des touristes et des notables, fait le chiffonnier dans les décharges. Il habite l’épave d’un cargo. Il est plein de désirs et de rage, intraitable sur l’injustice, passionné de mécanique, fou de désir d’apprendre. Il ressemble à ce que fut celui qui a fait ce film, Amir Naderi.

Amir Naderi a été comme ce gamin, lui aussi a adoré les trains et les avions, s’est extasié devant les immenses navires, a rêvé de monter à bord. Et plus que tout il a adoré le cinéma. Si cet aspect est à peine mentionné par le personnage principal, il éclate littéralement dans la mise en scène.

Le Coureur est un hymne lyrique à l’énergie vitale. Et Le Coureur est un hymne lyrique aux puissances du cinéma. Et c’est le même hymne, c’est la traduction en lumières et en mouvements, en sons et en rythmes, en récits et en émotions de cette énergie même.”